12 juillet 2007
Les soldes réveillent le monstre qui est en nous
Gast! Nous sommes le 12 juillet et le temps est de plus en plus merdique ici, aujourd'hui, le brouillard nous donnait l'impression de vivre dans une ville fantôme. En allant boire un café ce matin, avant de reprendre le taf, je voyais les gens errer comme des âmes en peine avec leur pieds qui traînaient et leur têtes baissée.
Evidemment, arrivés au supermarket, ils devenaient rarement joyeux...pourtant, j'ai fait quelques conneries au boulot...mais les gens sont restés sympas. Par exemple, une bonne femme avait dans ses courses un article dont le code-barre n'était pas enregistré. Pas de bol, c'était l'heure de pointe au magasin et personne ne répondait au téléphone. Au bout d'un quart d'heure, la cliente va elle même chercher le prix en rayon, c'était très sympa de sa part (en plus elle est restée agréable).
Par contre, en fin de journée, un groupe de 4 nanas est venu acheter quelques sous-vêtements en solde et elles ont été super chiantes. Une des deux vieilles me dit: "on ne comprend pas les prix, en rayon ils mettent 50%", donc je lui répond "oui, mais c'est le prix indiqué sur les étiquettes oranges qui est définitif madamme". Une des plus jeunes réplique alors: "selon la loi, il faut marquer l'ancien prix aussi, si la répression des fraudes passe, vous êtes dans la merde". Donc, en gardant mon faux-sourire je lui dit que je ne savais pas, elle m'a alors répondu d'un air hautain, grotesque et désagréable: "MAIS SIII, JE BOSSE LA DEDANS? JE SAIS CE QUE JE DIT...." Quelle conne, si je lui dit que je ne sais pas c'est juste parceque c'est le cas, pas besoin de geuler... Comme si ca ne suffisait pas, deux de leurs articles ne possédaient pas d'étiquette orange. Le dramme, elle me disent qu'ils étaient avec les autres (elles ressemblaient à des dindes hystériques à ce moment la). Pour éviter la crise, j'appelle une collègue qui lui explique que ce sont les clients qui les mettent n'importent tout...mais rien à faire, les dindes restent geuler en reparlant des fraudes (moi je reste sourire comme un con en me disant que dans certains pays, le prix d'un soutif leur permet de manger quelques jours et que je trouve cela bien plus grave qu'une putain d'étiquette orange)....
Après leur départ, la cliente suivante me regarde d'un air désolé, je lui dis alors:"j'attends qu'elle soient loin pour soupirer sinon elle vont aussi porter plainte contre moi". C'est quand-même agréable de pouvoir en balancer sur les casse-burnes avec les clients sympas...merci à vous.
19 juillet 2007
C'est la (dé)fête
J'ai eu un petit oubli pour la journée de samedi dernier. Comme nous étions le 14 juillet et que les festivités étaient présentes la veille...et bien je suis rentré tard et bourré. J'ai beau avoir commencé tard samedi (12h), j'avais tout de même les yeux en couilles de loup et un mal de crâne abominable. Il faut savoir que quant on est en caisse, la geule de bois se révèle relativement fatale, les minute paraissent être des heures et sourir devient un sport fatiguant. Heuresement pour moi ce jour là, il y avait très peu de clients et, alors que je m'apprétais à partir manger, ma chef m'a dit: "tu peux compter ta caisse, je te donne ton après-midi"
Merci pour ce miracle chef! Grace à cela, j'ai pu faire une bonne sieste avant de repartir me prendre une murge (bah oui, pas de travail le dimanche et il faut bien profité de l'"été").
Semaine calme, je change de job pour deux jours
La semaine est vraiment calme, je suppose que c'est à cause du temps de merde qui reigne sur la Bretagne depuis un mois. Les touristes se font rares et les gens sont de plus en plus déprimés, moi avec. Pourtant, ils restent tout de même aimables, même quant il y a beaucoup d'attente, mais je ne perd pas espoir car août arrive à grand pas et il faut savoir que août est le mois de Satan, les touristes sont exécrables à un point que personne ne peut imaginer s'il n'y est pas confronté.
Je me rappelle que parfois on me disait que c'était lamentable de fermer le magasin à 20h alors qu'à Paris, il y'a du nocturne. A cela j'ai souvent envie de répondre "Et bien restez à Paris" mais je me contente en général de soupirer ou de dire "désolé d'avoir une vie après le travail" ou encore "ici on est en Bretagne et les gens ne sont pas accroc au courses au point d'aller les faire la nuit".
Hier, mercredi j'ai eu une grosse journée (ouverture/fermeture avec 2 heures de pause). Le matin à été raide car j'ai pas eu de grasse matinée mais l'après-midi, après deux verres de blanc, j'avais un peu plus la pêche. Comme il n'y avait personne, ma chef m'a fait faire les pauses des filles et m'a envoyé au rayon "fruits et légumes" car je vais devoir les aider jeudi et vendredi. Je suis content de lâcher un peu ma caisse même si je sais que je vais en chier et que mon dos va encore ramasser. Ça sera l'occasion de découvrir l'attitude des gens dans ce rayon...
Je pense qu'il y aura encore de quoi raconter pour définir un peu plus l'enfer du microcosme supermarchéen.
06 août 2007
Eye of the cashier
Aujourd'hui c'est lundi...sans doute le pire depuis le début de l' "été". En effet, je suis de retour en caisse après plus de deux semaines passées en rayon et en plus j'ai commencé à 9h30 à la caisse prioritaire (c'est chiant). Mais avant de pleurer sur mon sort il faut peut-être que je souligne les bonnes choses: je n'ai bossé que quatre heures et j'étais en binôme avec une copine (donc on a pu discutailler).
Il n'y a pas à dire, le mois de juillet est un jardin d'éden comparé au moment où les aoûtiens débarquent. Ce matin, on aurait dit que la moitié de la planète est passé chez Sbam...malgré cela: très peu de sourires et de bonjours. Je n'ai pas eu de clients trop méchants mais ma collègue en a eu un bon...le mec se pointe avec un chariot vide (juste un melon) et lui dit: "mon chariot roule mal, allez m'en importer un autre". J'ai cru que j'allais pleurer de rire en voyant la gueule de ma collègue...elle lui a répondu calmement qu'il n'en était pas question mais dans ses yeux on pouvait lire: "va te faire foutre et bouge ton cul, je ne suis pas la pour ça".
Je sens que je vais avoir beaucoup de choses à écrire ce mois-ci!
11 août 2007
Trop choux...
Aujourd'hui j'ai eu une journée de neuf heures...ce qui, pour quelqu'un de flemmard, fatigué, râleur et pisse-trois-gouttes, représente beaucoup.
Au bout d'un moment, mon cerveau s'est déconnecté et je faisait mon travail machinalement dans les limbes perdues de l'univers bruyant d'un mois d'août et de ses vacanciers énervés d'être en vacances (c'est triste). Les clients se rassemblaient en général dans deux catégories: les sympas, qui discutent un peu, donnent un sourire et sont poli....et les autres; aoûtiens qui ne disent pas bonjours, parlent fort, engueulent leurs conjoints et leurs enfants et pêtent un plomb si tout ne leur est pas servit sur un plateau de cuivre.
Dans cet impitoyable ambiance, un petite clown a croisé mon chemin....une petite fille (environ six ans) est arrivée à ma caisse avec son papa et lui a dit avec une petite voix stridente: "Il est beau le monsieur"...ce qui m'a évidemment fait rire, mais c'était tellement mignon que c'a m'a rendu de bonne humeur pour une bonne partie de la journée.
La fin de journée est alors arrivé...pas de trou dans ma caisse, je me suis barré vite fait, bien fait, j'ai fumé une clope avec les copines et j'ai fillé à l'apéro. Ca c'est la vie.
15 août 2007
Produits frais
Ce matin, même si je n'ai commencé qu'à dix heures, j'avais quand même un peu la tête dans le cul. Je suis allé cherché ma caisse au bureau, "bonjour", "ça va" aux collègues et tout, et je suis allé rejoindre ma caisse.
En arrivant à destination, que vois-je? Du poisson et du fromage blanc dessus. J'ai donc vérifié leur fraîcheur, pas de problème, alors je les ai ramené dans leur emplacement d'origine: les frigos et la poissonnerie. Une fois ma mission accomplie, je retourne à ma caisse et je m'installe. C'est alors que la responsable du crime est arrivée et m'a demandé d'une manière désagréable (sans dire "bonjour", cela va de soit) "Vous avez pas vu mes produits que j'avais laissé là?". Je la regarde et lui réorque "BONJOUR...ben si, je les ai ramené au frais". Elle me répond alors "mais vous êtes idiot ou quoi, les gens ne font pas leurs courses pour les laisser en caisse, je vais perdre du temps à cause de vous". Je n'ai préféré rien répondre. J'avais envie de lui dire: "écoute, on nous demande de ramené les produits frais en rayon avant qu'ils deviennent invendables et si...les gens laissent souvent des articles n'importe-où. La prochaine fois que tu essaye de faire des courses, ne laisse pas la moitié de tes affaires n'importe-où pauvre biiiiiiiiiip".
Sinon, pas grand chose d'incroyable dans ma journée. Juste une bouteille cassée. Les responsables ont préféré la laisser en plein milieu du passage au lieu de me la donner. Je leur ai donc gentillement demandé: "Can you give me the bottle please?". Le mec me l'a passée mais pas de bol...ils étaient français. Le fait que je leur ait posé la question en anglais ont du leur paraître étrange, mais comme ils n'avaient pas l'air de comprendre le français...
La blague du 15 août
Nous sommes le 15 août et bien-entendu, c'est un jour fèrié. Je me suis levé ce matin, légèrement à la bourre mais rien de grave car je pouvais parfaitement être à l'heure au taf. Oui mais bien-sûr, ma voiture refusait de démarrer ce matin et je suis arrivé une demie-heure en retard à ma caisse, ce qui m'a fait une longue journée d'une durée de 1h45mn.
Arrivé à 12h25, la charmante hôtesse de l'accueil à fait l'annonce comme quoi le magasin fermait ses portes (veuillez regagner les caisse). Pas de chance, ce matin les clients étaient sourds et s'en foutaient de ce que l'on voulait. Au bout d'un moment je suis allé dans les rayons pour leur demander (une fois de plus) de rejoindre les caisses. La dernière cliente de ma collègue lui à dit "mais pourquoi vous fermez, ce n'est pas fèrié le 15 août normalement".
Je vous jure que c'est la vérité....
